Habiter Paris: l’enfer des appartements

Ce n’est un secret pour personne, je squatte actuellement chez l’adorable Marion. Et ce depuis un bon moment. Elle est mon pied-à-terre parisien depuis quelques mois et à plein temps depuis septembre.

Vive avec elle est une aventure de chaque instant. Ouvrir la porte d’entrée est en soit comme ouvrir une pochette surprise: la chatte a-t-elle ravagé l’appartement aujourd’hui? Y a-t-il des morceaux de mouchoirs déchirés de partout? La poubelle est-elle intacte? Cet adorable chaton est encore turbulent, mais nous nous efforçons de faire son éducation du mieux possible. Marion a une méthode douce et patiente. Moi, je fonce dans le tas tel un rugbyman du stade français. N’empêche que dormir avec un ronron dans le cou, c’est fort agréable ^^

Si la vieille colocation du cours Verdun à Lyon était un véritable hall de gare, on peut dire que cet appartement est une cité-dortoir. On est la plupart du temps par monts et par vaux, et nous rentrons très joyeux en fin de soirée pour dormir d’un sommeil peu réparateur.

J’ai étalé mes affaires sur une ligne de 2 mètres, avec mon indispensable installation informatique very very Apple. L’aménagement (imaginez-moi avec 2 gros sacs et un écran d’ordinateur dans un ascenseur d’un mètre carré) m’a d’ailleurs donné l’occasion de m’accrocher légèrement avec la concierge, qui est très étonnamment portugaise, et qui insistait pour me dire que Marion avait déjà emménager. Et alors? De quoi je me mêle? Passe le balai, prends tes étrennes, et dégage. Non mais. Oui, depuis quelques années j’ai une haine viscérale des concierges. Bref, ce n’est pas le sujet.

Non le sujet, c’est habiter Paris. La recherche d’appartement est un parcours du combattant. Non, pire. C’est comme traverser un champ pied nu au Mozambique, ou visiter Le Caire en bikini (pour les filles évidemment). Tout est cher, mais ça on le sait. La cage à lapin est estimée entre 550 et 700€, mais pour 550€ la douche et les WC sont au palier évidemment. Je galère donc pour trouver un lieu sympa, pas loin du RER A, et qui me laisse un budget bouffe supérieur à 3€ par mois.

Et on passe du sourire au larmes facilement. Une visite? Chouette! Sauf quand le proprio appelle une heure avant le rendez-vous pour dire qu’il l’a loué il y a cinq minutes (quand il appelle…). Il faut être chômeur pour chercher comme il faut, car il s’agit d’un combat numérique permanent. Rafraichir des pages internet, noter des numéros, se ruer sur son téléphone. Abandonner toutes les annonces qui ne sont pas du jour (elles sont toutes louées). Prendre l’air sérieux, calme et bourgeois au téléphone. Et recommencer. Croiser les doigts pour que salaire suffise au Dieu propriétaire très exigeant.

Où en suis-je me direz-vous? En bien je vais vous le dire chers lecteurs, j’en suis nulle part, et ça commence à me courir sur le haricot/me brouter sérieusement/à me faire sortir de mes gonds/à me faire craquer psychologiquement (ne rayer aucune mention inutile). Je cherche patiemment, en espérant tomber sur la perle rare (juste un petit studio de rien du tout, pas trop cher, bien placé pour aller au travail, propre et éventuellement meublé).

En attendant, je continue à donner des coups de pieds à Marion la nuit et à vider son flacon de gel douche effet gommage de chez Bourjois (mmh il sent bon ^^).

Bon je file fumer une clope en regardant les Invalides depuis la fenêtre. On est si bien à Paris…

Les Naive New Beaters à la Boule Noire, Paris

Bon ça fait un moment que je n’ai pas réellement écrit quelque chose ici, et je me suis fait tirer les oreilles par Thomas et Marion. Et le pire, c’est que j’ai plein de choses à dire.
On commence aujourd’hui avec un petit compte-rendu d’un événement que j’attendais avec impatience, le concert des NNBS à Paris. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, ça veut dire que vous ne lisez pas le blog comme il faut, et la séance de rattrapage, c’est ici.

Jeudi 2 octobre 2008, Paris.
Bon, au début j’avais acheté deux places de concert, afin d’être accompagné (normal quoi…), a priori par Marion, mais qui pour raisons professionnelles a décliné. Alors j’ai appelé Pierrot, mais ça n’a pas marché non plus. Ensuite TheFreeBoxer s’est proposé, mais a ensuite abandonné devant la fatigue. J’ai fait tourner les réseaux, mais en vain, tout le monde avait l’air d’être super occupé ce jeudi soir… Hésitant à 20 minutes du début du concert, Nico était mon dernier espoir. Il abandonna si près du but…

Bon vous l’avez compris, je me suis retrouvé tout seul comme un con, avec mon ballon bleu NNBS gonflé à l’hélium, au milieu de la Boule Noire. Enfin tout seul non, plein de gens (accompagnés de leurs amis, eux) étaient là.

Et bien vous savez quoi? Vous avez loupé quelque chose d’extraordinaire. La première partie était assurée par le jeune groupe The Yolks. Malgré quelques maladresses, ils ont plutôt bien réussi à chauffer la salle. Et puis ce fut (enfin) le tour des NNBS. Histoire de narguer les plus pressés, une bonne intro de 5 minutes fut jouée à l’accordéon sur les accords de Live Good, le titre phare. Et puis ce fut l’enchainement de bon son, avec Eurobelix à la rythmique, BB King à la guitare et David Boring au chant et à la bonne blague franglaise.
J’en profite pour hurler mon mécontentement à propos des photographes en concert. Non, vous n’êtes pas obligé d’être au premier rang avec vos sacs de 12 mètres de large et vos mouvements de bras incontrôlés pour trouver l’angle parfait. Non vous n’êtes pas obligés de nous bousculer pour changer de profil toutes les 3 minutes. Non, vous êtes juste chiants. Voilà, ça, c’est fait.
Un rappel sympathique (et rallongé d’une chanson) plus tard, je me suis retrouvé place Pigalle, à suivre les ballons jaunes et bleus dans la rue, la tête bercée par mes titres favoris (à savoir Bang Bang, Wow Now, I Can’t Chose, Live Good, et surtout Janeiro).
On n’oublie pas que je suis toujours tout seul hein, et avec un ballon accroché au poignet (que j’avais secrètement envie d’afficher chez Marion ^^). Ceci explique mes pas rapides pour rejoindre un groupe d’autres allumés aux ballons, histoire de ne pas avoir l’air con dans le métro. Ce fut le cas jusqu’à Strasbourg-Saint-Denis, car personne n’a voulu prendre la 8 direction Balard avec moi, j’ai donc subit les regards moqueurs des autres voyageurs, mais je n’en avais rien à faire, j’étais en plein « replay ».

En conclusion, ce concert était mythique. J’attends la sortie de l’album avec impatience, et j’annonce d’ors et déjà qu’ils repassent à Paris le 22 janvier à la Maroquinerie, la semaine de mon anniversaire, et donc je prévois de faire un max de pub pour que vous mes chers amis, ou toi, cher inconnu, soyez de la partie. Ils méritent une plus grande aura, croyez-moi!

Leurs dates de concert hors-Paris, des titres en écoute et plus d’infos sur leur myspace ici!

Bang Bang!