Docomo lance Manga Mode avec iMode de Bouygues Telecom

Annoncé il y a une dizaine de jours, l’arrivée d’un lecteur de manga sur téléphone mobile me laisse dubitatif. L’opérateur de téléphonie mobile numéro 1 au Japon, NTT Docomo lance un portail de lecture de manga sur mobile, via la technologie iMode, baptisé Manga Mode. C’est Bouygues Telecom qui sera en charge de la plateforme en France, avec pour l’instant trois titres: Naruto, Death Note et Dragon Ball. Après avoir téléchargé un logiciel spécifique, l’utilisateur devra acheter des crédits (30 crédits offerts de premier mois, puis 30 crédits pour 3€ le deuxième mois, puis 35 crédits pour le même prix les mois suivant). Un chapitre de manga coûtera entre 3 et 5 crédits (selon s’il est N/B ou couleur, et selon sa longueur).

Logiciel Manga Mode
Logiciel Manga Mode

Je m’interroge sur la viabilité de ce nouveau mode de diffusion. Va-t-il être adopté par les fans de mangas? Le mode de lecture est particulier, puisqu’il se fait bulle par bulle via le logiciel. Et son coût n’est pas anodin. Quel public peut être ciblé? Pas les fans inconditionnels, qui, eux, achètent les formats papiers, facilement transportables, et qui, s’ils suivent assidûment les titres, téléchargent les scantrads (chapitres scanés depuis la version originale en avance par rapport aux éditions françaises, puis traduites par des équipes de fans) sur leurs ordinateurs.
Les chapitres qui seront mis à disposition sur iMode seront donc les mêmes que ceux disponibles dans le commerce en format papier… L’intérêt me parait alors réduit. La cible serait donc de nouveaux lecteurs? Ceux-ci feront peut-être vite le calcul: à environ 10 chapitres par tome, et à grosso modo 6€ le tome, la version papier revient à acheter le chapitre pour 6 centimes, contre 3 à 5 centimes pour la version iMode. Je ne suis pas sûr que l’avantage financier compense la perte de confort de lecture…

Attendons de voir le lancement pour juger de la viabilité de l’offre, mais je pose de sérieuses réserves. Je ne suis pas client Bouygues Telecom, mais si j’avais eu le choix, je n’aurais pour rien au monde sacrifié la lecture des tomes de mes mangas favoris pour une version électronique que je trouve peu pratique.

Les légendes urbaines prennent de l’ampleur au Vietnam

Je suis tombé dernièrement sur un article de Viet Nam News relatant l’existence de deux grosses légendes urbaines au Viet Nam.

La première commence à Hai Phong. Une jeune fille va acheter un réfrigérateur au Big C de la ville (l’hypermarché Géant Casino du Vietnam). Elle demande donc à être livrée. Le livreur procède à la livraison. Une vieille dame ouvre, mais affirme n’avoir rien commandé. A la lecture du bon de commande, elle s’effondre en larme: il s’agit de sa fille, morte dans un accident de la situation il y a quelques années de cela. Le livreur retourne au magasin et alerte le responsable, qui vérifie auprès de la vendeuse. Celle-ci retrouve 3 millions de VND (environ 120 €) dans sa caisse en plus de la normale. Pour finir, le réfrigérateur prend feu pour une raison inconnue.
Personne ne sait réellement d’où vient cette rumeur, et pour quelle raison elle a été déployée. Toujours est-il que le patron du magasin, Nguyen Thi Phuong Thao, a été obligé de prendre la parole publiquement pour démentir l’existence d’un fantôme dans le magasin, alors que l’histoire était apparue sur des journaux locaux. L’histoire s’est éteinte peu à peu, mais a demandé beaucoup d’efforts d’information.

La deuxième histoire se passe à Ha Noi cette fois. Le mois dernier, une rumeur enfla dans la capitale. On aurait retrouvé une tombe commune contenant 7 enfants dépourvus d’organes à Dang Xa et Phu Thi, dans la banlieue d’Ha Noi. Le bouche-à-oreille se propagea, comme quoi des enlèvements d’enfants pour le trafic d’organe aurait lieu autour d’Ha Noi.

Une habitante de la région a pris très au sérieux ces rumeurs:
« J’ai décidé d’accompagner mes enfants pour le déjeuner, même s’ils ne sont qu’à 150 mètres de chez moi. Je veux être sûre qu’ils sont en sécurité. » Et elle a demandé à aîné de la famille de surveiller le trajet de 50 mètres qui sépare le domicile familial de la maison.
Pourtant, le maire de Dang Xa affirme que rien n’a pu prouver l’existence d’une telle tombe, et que les gens ont toujours entendu l’histoire de quelqu’un d’autre, sans jamais remonter à un témoin direct.

Les légendes urbaines semblent donc reprendre de la vigueur au Viet Nam, et les autorités avouent avoir un mal fou à les contenir. Je n’ai pas à ma connaissance de légendes urbaines parisiennes, vous en connaissez?

Interview exclusive des Naive New Beaters !

A l’occasion de la sortie de leur premier album Wallace, j’ai pu interviewer le groupe composé de David Boring, Eurobelix et Martin Luther BB King! J’en profite pour vous dire que je serai à leur concert le 4 juin à l’Elysée-Montmartre, et je vous invite à vous arracher les dernières places!

Interview: Unimaru
Caméra: Lovny