Il est temps de devenir Butters

Un matin, on se réveille, et on se retrouve célibataire. Mais pas célibataire comme on a eu l’habitude de l’être. Non. Célibataire de la relation qui se voulait sans fin. On se retrouve nu. L’anneau d’argent à l’annulaire gauche devient contingent, et tous nos projets futurs viennent de s’effondrer tels des châteaux de cartes. On n’a plus rien à faire entre minuit et deux heures du matin. On ouvre Skype beaucoup moins souvent. On n’a plus envie de pratiquer son vietnamien. Bref, on change radicalement de vie, pour quelque chose… de vide.

Alors on se demande comment réagir. Pleurer? A quoi bon… Avoir peur? Pas le temps…

Je me suis retrouvé hébété. Une espèce d’énorme WTF en pleine face. Mon travail chronophage ne m’a pas permis de sur-réfléchir à tout ça. Et il s’est passé un shift intéressant. Je suis devenu Butters.

Qui ça? Leopold « Butters » Stotch, le personnage de South Park. Timide, réservé, angoissé, mais surtout terriblement optimiste. Il prend toute situation en y voyant son bon côté, alors qu’il affronte un tas vertigineux de catastrophes. Il est d’une naïveté sans limite, incarnant l’innocence permanente. Il peut s’étonner de tout, et surtout en sourire. C’est vraiment le personnage le plus doux, le plus affectueux et gentil. Et puis il est le modèle de l’auto-introspection et de l’auto-amélioration permanente de sa personnalité.

Voilà l’étrange gymnastique de mon cerveau actuellement. Je repousse toute situation négative, je ne la vois pas. Ou j’y trouve un aspect positif, quitte à le choisir capilo-tracté. Je suis devenu fanatique du personnage. Mon fond d’écran est « butters », ma sonnerie d’iPhone est « butters », mon avatar Facebook est « butters », et mes répliques quotidiennes deviennent de plus en plus des répliques de Butters.

Butters? Ouaii, c’est moi 🙂

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