J’ai quitté Paris (et je le vis bien) [2/5]

Je vous ai parlé lundi du premier argument à préférer Lyon à Paris, à savoir, le logement. Pour les retardataires, ça se passe ici.

Aujourd’hui, place au deuxième argument, qui, vous allez le voir, vaut également son pesant de cacahuètes.

J’ai gagné en qualité de vie

RER, Métro, RATP, Châtelet, correspondance… brrrr. Vous aussi vous avez des frissons ? Je vous comprends. Quand on habite la capitale, à moins d’avoir un compte en banque digne d’un Gérard Depardieu belge, on est obligé de composer avec les transports en commun parisiens.

Que dire des 40 minutes pour aller au travail (au mieux, puisqu’on parle de 2h de trajet quotidien de moyenne pour un salarié francilien…) et la même sentence au retour ? Que dire de la compression-sardine, de l’ambiance Sephora du pauvre à 7h du matin, des aisselles puissantes à 18h, des retards, grèves, courses dans les couloirs ? Que dire du manque de civisme, des gens qui poussent pour entrer à tout prix dans la rame, de ceux qui restent devant la porte et nous empêchent de sortir, des gens assis sur les strapontins quand tout est bondé ?

Bref, habiter Paris, c’est aussi la joie des transports en commun. Depuis mon arrivée à Lyon, je redécouvre la RATP locale, à savoir les TCL. Je loge à 15 minutes porte-à-porte de mon employeur en tramway, et à 30 minutes à pied. La fréquence est raisonnable, les rames plus confortables qu’à Paris. Il y a tout de même moins de monde, et même les jours de problème, la perspective de faire un peu de sport de marche ne m’inquiète pas outre mesure.

Les gens sont d’une manière générale moins stressés, ils ne courent pas dans les couloirs. Je ne vais pas aller jusqu’à prétendre qu’ils sont moins inciviques, mais le temps de trajet étant généralement court, cela reste largement supportable.

Un bémol : pas de réseau dans le métro ! Cela ne me gêne guère puisque je suis plutôt un adepte du tramway (et à Lyon, il ne se contente pas de faire le tour de la ville, il passe aussi aux endroits stratégiques), mais cela peut surprendre la première fois.

Qui dit ville à taille humaine dit aussi gros (très gros) avantage en fin de soirée. Vous savez, la course pour le dernier métro, la perspective de payer un taxi (ou de l’attendre 40 minutes parce qu’on a eu la bonne idée de sortir dans le 1er arrondissement et que TaxiG7 nous rappelle gentiment qu’aucun véhicule n’est disponible dans notre secteur, même pas un pauvre taxi vert…

Au-delà du Vélov’ (le grand frère du Vélib’, puisque l’invention est lyonnaise), on peut tout à fait imaginer rentrer à pied chez soi. Cette chose tout à fait inimaginable à Paris la plupart du temps devient une option douce pour rentrer tout en décuvant ; je sais que cet avantage comparatif parlera à de nombreux lecteurs-fêtards.

Et pour ne rien gâcher, la ville est vraiment très belle, avec ses deux fleuves, sa presqu’île, son architecture subtile, le vieux Lyon médiéval classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, la colline de Fourvière, l’immense parc de la Tête d’Or, les pentes de la Croix Rousse, le nouveau quartier de Confluence, etc. (je vous donne les noms pour que vous puissiez googliser et constater de vos propres yeux embués de larmes). Bref, Lyon est une ville agréable à vivre. Et on en profite plus que Paris (nous le verrons prochainement plus en détail).

Lyon 2 – Paris 0.

 

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