Mémoire

Le 1er mai 2007, à Saigon.

On me conseille de t’oublier
De ne plus parler au passé.
Mais en partant tu as omis
Ces morceaux de nous dans ma vie
Qui me ramènent toujours à toi.

Ton parfum sur mon oreiller
Une chemise encore froissée
Tous ces lieux où l’on a vécu
Toutes ces personnes qui ont connu
Nos plus beaux jours ou nos combats.

Et même si les années passent
Si les détails souvent s’effacent
Il est des sensations tenaces
Comme des empreintes sur la glace.
Et même si bien d’autres veulent recouvrir
Ton ombre et tous nos souvenirs
Je vis toujours sans réagir
Le jour où je t’ai vu partir,
Le jour où je t’ai vu partir.

Bien sûr que les choses ont changé
Que notre histoire est enterrée
Que notre amour est révolu
Je n’avais pourtant pas prévu
Que tu me suivrais pas à pas.

Au creux de mes heures les plus sombres
Je ne m’enveloppe que de ton ombre
Je garde tout au fond de moi
Le désir d’être dans tes bras
Même si je ne devrais pas…

Oh, dis-moi, où puises-tu ta force
Où t’es-tu forgé ton écorce
Oh, dis-moi simplement pourquoi
Je suis le seul à vivre ça…

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