Réaction à 1 an du monde du travail

Afterwork
Avant même d’avoir obtenu mon diplôme, d’être entré dans le monde du travail et d’avoir ainsi une possible vie professionnelle distinguée d’une vie privée post-travail, je me rends compte que j’ai déjà pris quelques tics…
Là où la plupart des gens de mon âge sortent, font la fête, étudient, etc., moi j’y rajoute un détail important: le réseau professionnel et la discussion orientée « taf ». Le réseau professionnel, en tout cas pour l’instant, je le crée sans le vouloir. Parfois même par des coïncidences monstrueuses. Un exemple tout simple: je souhaite travailler dans le monde de la pub… et pouf, arrivé au Vietnam, je me retrouve hébergé -par hasard- par le futur directeur régional de l’agence Ogilvy & Mather… Quelques rencontres plus loin, j’ai pu ajouter à mes connaissances (devenues pour certaines de vrais amis) la moitié du bureau O&M de Saigon et un contact clé à Bangkok.
La discussion orientée « taf » est elle aussi plutôt inconsciente… Discuter geekerie entre potes, ok. Discuter geekerie avec des inconnus (Marion, son monde tranquille et moi-même adorons cela), soit. Mais discuter boulot, stratégie de communication, marketing, évolution sur les 10 dernières années… bon en effet, là j’ai réalisé que je commençais un peu avant l’heure.
La scène se passe chez une amie qui ne va pas tarder à partir en stage sur une grosse île au large de l’Afrique (je ne citerai pas de pays dans cet article). Fête surprise, amis du lycée, ambiance karaoké bon enfant, alcool soft, buffet de toasts foie gras et saumon… Est-ce ce côté foie gras – saumon qui a éveillé en moi des envies de cocktails afterwork? Toujours est-il que je me suis retrouvé pendant 20 bonnes minutes à discuter avec le beau-frère du copain de l’amie en question. Il travaille pour Orange depuis 10 ans, manager de vente…
Ce qui devait arriver arriva… je me réveillais par moment, à demi conscient de l’absurde de la situation: Franck, tu viens d’analyser la stratégie com d’Orange et celle d’SFR pour en conclure qu’elles étaient bonnes et efficaces sans rechercher le même segment. Pire, tu l’as dit en souriant, de manière passionnée. Pire, tu ne travailles ni pour l’un, ni pour l’autre. Horreur, tu ne travailles même pas! Damnation! La personne en face te considère comme le collègue de travail qu’il manquait pour que sa soirée soit réussie… God damn it… I mean, Buddha damn it.
La réaction doit venir… Je pense passer ma semaine à jouer à PES6 sur ma PS2, en écoutant Stereophonics, en ingurgitant un McDo. Retour au monde naïf et protecteur de l’adolescence…

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