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Le Saviez-vous? – Une nouvelle espèce a été recensée: l’unimaru

Le Saviez-Vous ?
par Magouille
Une nouvelle espèce a été recensée : l’unimaru.

L’unimaru est une espèce animale polymorphe apparue en 1986 suite à des mutations génétiques très profondes dans l’espèce humaine, générées par un saut dans le continuum espace-temps, lui même induit par le passage de la génération X à la génération Y.

On peut le trouver à l’état naturel en milieu prolixe, où les températures avoisinent le « troisième degré », sans jamais descendre en dessous du 2.0.

C’est un amphibien très résistant qui se coule dans les environnements les plus difficiles. Rarement casse-noisettes, il a toutefois l’agilité et l’hirsutisme de l’écureuil. Sa robe est aussi haute en couleurs que le plumage du pélican. Ses yeux sont plus bridés que ne l’est son imagination. Et il dispose d’une vision acérée.

On dit que l’unimaru « unimare », ce qui fait se marrer sans jamais en avoir marre. Ses « unimarissons » se traduisent en un verbiage aux accents d’un vert stéphanois très soutenu.

Il se nourrit essentiellement d’akènes sauvages et, l’hiver venu, migre vers les terres vietnamiennes. Il a également la particularité de changer de fourrure.fr tous les 7 ans. Dernière mue observée : février 2010.

Chúc mừng năm mới !

Je l’avais annoncé, il allait y avoir du changement pour 2010. Cela a pris du temps, car je suis pas mal occupé par ailleurs en ce moment (le prochain qui dit qu’on n’en fout pas une en agence de com, je lui fais avaler la balle du baby-foot de la cafèt’.). Mais cette fois, c’est bon, tout est (quasiment) prêt.

Tout d’abord, changement radical de ligne éditoriale pour ce blog. (Le lecteur: – Quoi? Ah bon? Il y avait une ligne éditoriale sur ce blog? Unimaru: – Shut the fuck up you bitch.) Au lieu du fourre-tout habituel existant depuis sa création, le blog contiendra des posts un peu plus rédigés, plus marqués de mon empreinte, et tournés autour d’un fil directeur: l’optimisme. Optimisme dans l’innovation, dans les expériences, dans les relations.

Tout ce qui concernait l’Asie va se retrouver concentré sur un autre blog, asianews.fr, qui sera un recueil d’informations subjectif sur l’Asie, en laissant la part belle au Japon et à l’Asie du Sud-Est. Par ailleurs, un deuxième auteur m’épaulera, et mes proches commencent à le connaître: Tai nous fera le plaisir d’apporter de temps à autre sa vision du terrain!

Je n’oublie pas ma passion pour la musique, et là encore, tout disparaît de ce blog pour se retrouver sur un blog de critique musicale collaboratif: unimasound.com. Une quinzaine d’auteurs ont pour l’instant acceptés de se prêter au jeu. N’hésitez pas à nous rejoindre!

Enfin, dernier changement: des rendez-vous sont pris sur ce blog. Certains posts seront des posts invités, notamment une chronique hebdomadaire « Le Saviez-Vous? », une vidéo mensuelle home-made (vous en saurez plus bientôt!), et une illustration de certains posts par un talentueux jeune homme, membre de la Viet Crew, et que nous appelleront le Jeune Prince.

Bref, tant de nouveautés pour 2010, année du Tigre, ça me mettrait presque la larme à l’oeil. Je profite de ce post pour vous souhaiter à tous une excellente année 2010. Happy New Year. Chúc mừng năm mới. Et pour le reste, Google Translator is your friend.

Crédit photo: Autowitch

Lettre à Saigon, par Pénélope Boeuf

Tu n’es plus le même. Tu es différent.

Tu te métamorphoses lentement…mais à une vitesse…Tu es encore moins typique qu’auparavant, mais qu’est ce que tu t’ Américanises!

Je te trouve moins de charme, tu es moins poétique, moins déstabilisant, moins excessif.

Tes petites échoppes que tu avais sur tes colonnes centrales et plus en retrait ne sont plus là.. disparues … envolées. On te les a remplacées par des malls, des monstres de la consommation.

Saigon, tu es maintenant presque tendance, ou du moins, tu commences à Voguer. Chloé, Marc Jacobs, Louis Vuitton, Versace, Dolce Gabana sont tes nouvelles marques de prédilection que tu affiches sans complexe! J’ai honte pour toi. J’ai peur.

J’ai le sentiment que tu veux ressembler à un autre et être comme tout le monde. Instinct de survie?

J’aimerais te faire comprendre que Bangkok ou Kuala Lumpur ne valent pas mieux que toi mais je crois que tu ne voudrais rien entendre, que tu as ce réel besoin de devenir comme eux.

Pourquoi ne décides tu pas à rester toi-même, avec ton odeur naturelle de soupe, de fosse, de durian, avec tes pharmacies non climatisées et tes masseurs à la cire chaude dans la rue…?

Pourquoi les autres doivent t’ils toujours s’occuper de ton territoire et essayer de te rendre meilleur ?

Qu’on te laisse tranquille! Tu t’en sortais très bien avant, sans psychologue, sans recherches scientifiques poussées, sans toutes ces marques!! J’en suis malade.

En tous les cas, je ne me fais plus alpaguer autant qu’avant. T’aurais je apprivoisé? Peut être que les taximotos décèlent en mon pas determiné et entrainant que je te connais. Mais ai-je vraiment un abord différent de la marche curieuse et hésitante du touriste émerveillé?

Il y a deux ans, tu étais comme mon mentor, mon patron que je respectais. Et c’est vrai, j’essayais de me rapprocher de toi et de te séduire par ma différence.

Serait-ce à cause de gens comme moi que tu es devenu ce que tu es? Tu t’es rendu compte qu’il fallait changer les choses, croyant nous satisfaire, nous combler, nous montrer que tu n’ étais pas si différent des autres? Mais je t’aimais.

C’est vrai que tu m’exaspérais parfois à ne pas être dans la norme, à ne rien comprendre, à tout faire à l’envers, à innover … vers le bas.

Ce n’est pas pour autant que je ne t’aimais pas. Au contraire, tu m’attirais, m’excitais, me surprenais, me rendais dingue. Je ne me retrouvais pas en toi, et c’est justement cela qui m’aidait à me trouver.

Que te reprocher aujourd’hui? D’avoir changé pour faire plaisir aux autres, pour te sentir mieux? D’avoir élargi ton cadre social, politique et économique? De continuer à préserver un temps soit peu ce mélange de culture personelle et d’ouverture à l’autre?

Je n’ai pas le droit de t’en vouloir mais dieu ce que c’est dur de te voir changer. Je suis égoïste. J’aimerais que tu restes comme je t’ai connu, avec tes faiblesses qui me faisaient fondre, et ton incapacité à rentrer dans la norme qui me frustraient!

Je crois qu’il serait bon que je te dise « bravo! ». J’ai honte de ne plus t’aimer comme avant alors que tu as grandi, les gens t’aiment et veulent de plus en plus te connaitre. Je sais que ce n’est pas contre moi mais pour toi. Et tu as raison, si j’étais une ville, j’aurai fait pareil.

Je t’ai aimé comme tu étais, j’apprends à t’aimer autrement. Tu m’as beaucoup appris. Grâce à toi j’ai pris goût à la découverte et tu m’ as offert une soif de vivre.

Tu as été mon premier amour. Tu sais ce que cela représente pour moi.

Saigon, je t’aime.

Le blog de Pénélope

Un blog pas ordinaire: Chroniques pas ordinaires par Pénélope Boeuf

Une nouvelle fois, je vous propose de découvrir un blog parmi le longue liste des blogs que je lis régulièrement. Celui-ci est écrit par une personne qui m’est chère, que j’ai rencontré à Saigon. Je me rappelle avec émotion de nos longues discussions, sur une plage, ou autour d’un verre dans un sombre pub en plein coeur de Saigon, de nos escapades en moto, des dîners presque parfaits.
Elle avait beaucoup à dire, et se posait plein de questions. Un terreau propice à l’ouverture d’un blog, et autant le dire tout de suite, c’est une pleine réussite.
Ami lecteur, plonge dans le style à la fois décalé et précis, amusant et intelligent de Pénélope Boeuf, qui nous propose ses chroniques pas ordinaires. Oui, le choix des sujets et le jeu de style n’est pas ordinaire, mais ce n’est qu’une facette de cette fille qui, je peux vous le garantir, n’est réellement pas ordinaire.

Par ici pour la visite.

Le sensible aura un blog

C’est un jeune ami sensible, esthète, tourmenté, amoureux du beau, comédien, intelligent. C’est un personnage aussi, comme on pourrait en voir des centaines dans Skins, ou d’autres séries du genre. C’est un être touchant.

sofyene

J’ai passé de très longues heures au téléphone avec lui, parfois avec des silences plus longs que nos paroles, mais ça faisait du bien.

Il a baptisé mon Nabaztag, il lui a même créé un profil Facebook. Ils sont très complices.

Bref, Sofyène Gomis a décidé d’ouvrir son univers mystérieux et envoûtant en créant un blog tout simplement nommé « Sofyène ». C’est beau, c’est sensible et c’est envoûtant. Alchimie parfaite entre texte et photos, entre silence et mots. Bref j’adore, et je ne peux résister à l’idée de vous le partager. Que ces billets sensibles et forts à la fois durent longtemps. L’art n’est donc pas toujours éphémère.

Le blog de Sofyène est à visiter ici.