J’ai quitté Paris (et je le vis bien) [2/5]

Je vous ai parlé lundi du premier argument à préférer Lyon à Paris, à savoir, le logement. Pour les retardataires, ça se passe ici.

Aujourd’hui, place au deuxième argument, qui, vous allez le voir, vaut également son pesant de cacahuètes.

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Être supporter de l’ASSE en 2008…

Aujourd’hui, je vais parler des choses qui fâchent. Mon ressenti de supporter de foot (si, si, je le suis, aussi étonnant que cela puisse paraître…).

Je suis né à Saint-Etienne, et comme tout bon stéphanois, je suis tombé dans le chaudron tout petit. Les soirs de matchs, on entendait les supporters depuis la maison de mes parents. Et je peux vous dire que depuis mon enfance, être supporter stéphanois n’est pas une chose facile. Je m’explique.

La première saison que j’ai réellement suivi remonte à 1993-1994, avec le capitaine Laurent Blanc. La dernière de Joseph-Antoine Bell dans les cages, laissant la place à un certain Grégory Coupet. L’année suivante, c’est la descente en Division 2… Beaux débuts! On brade les joueurs, Blanc file à Auxerre.

S’en suit une longue période en D2, avec les creux dramatiques où l’on frôle le national (saison 1996-1997). Puis une remontée fantastique, la D1, une belle saison emmenée par le duel Alex-Aloisio, de grandes ambitions… et l’affaire des faux passeports, boum, retour en D2.

Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que mon lycée était dans le Rhône, globalement à mi-chemin entre Lyon et Saint-Etienne, avec un avantage numérique pour les lyonnais. Les railleries allaient bon train, avec Lyon devenant de plus en plus puissant, et Saint-Etienne de plus en plus… innoffensif. Car pour ceux qui l’ignorerait (ce qui relève de l’amnésie chronique, ou d’une nationalité étrangère…), Lyon est à Saint-Etienne ce que Sarkozy est à Besancenot, ce que le Joker est à Batman, bref, ces deux villes se détestent. Et cela dépasse le contexte sportif régulièrement.

Les stéphanois étaient donc victimes de railleries continuelles, et, en bon masochiste que je suis, j’ai poursuivi mes études à Lyon. Evidemment, mes années lyonnaises ont toutes fini sur la même note: sacre de Lyon, et ridicule de St-Etienne, englué dans des problèmes internes, de recrutement, de joueurs qui font le pressing pour partir, etc.

L’an dernier pourtant, j’y ai cru. J’ai cru que petit à petit, ce mauvais orage allait s’effacer: l’ASSE finit 5° et se qualifie pour l’UEFA, une compétition européenne. On allait enfin pouvoir parler au présent et oublier le glorieux et poussiéreux passé du club pour écrire de nouvelles pages pleines de succès.

Peine perdue, l’ASSE est aujourd’hui en position de reléguable, avec une équipe diminuée par les blessures et le départ de Feindouno, l’entraineur Laurent Roussey a été viré, ça bouge dans l’encadrement du club (avec des licenciements par SMS, nouvelles technologies obligent…). On tente de faire croire que tout va bien, on recrute l’ancien entraineur de…Lyon, Alain Perrin, et un nouveau directeur sportif, Damien Comolli, qui avait déjà fait un passage par Saint-Etienne dans le passé.

Alors bien sûr, je serai toujours supporter stéphanois, je continuerai à vanner mes potes lyonnais (et donc à faire preuve d’une créativité débordante pour trouver des attaques crédibles), mais aujourd’hui, j’ai vraiment envie de crier que c’est vraiment difficile d’être supporter de l’ASSE en 2008.

And the winner is…

ME!!!!!!!!!! The winner is me! Je viens de recevoir un mail d’une université proche de Paris me confirmant mon accession à leur Master 2 en alternance!

Ce qui veut dire que je suis officiellement Parisien à la rentrée! A moi maintenant de trouver une agence pour me prendre en alternance. J’attends la réponse d’une première agence fort sympathique du côté de Bastille.

A moi les soirées Happy Hour entre potes à Bastille!

A moi les afterworks sympa!

A moi les soirées de cuites à errer dans le métro!

A moi les samedi au Parc Monceau!

A moi les dimanches au Halles!

A moi les lundi au soleil! (désolé, je voulais la faire…)

A moi les apparts minuscules et la vie chère!

A moi la circulation impossible et la pollution!

A moi la plus belle ville du monde!

A moi Paris!

Donc je voulais remercier du coup les villes précédentes hein. Donc bon, merci à Saint-Etienne, dommage tu as tenté de t’améliorer ces derniers temps. Mais bon, il ne fallait pas trop se faire d’illusions. Merci aussi à Saigon, toi on se reverra j’en suis sûr. Merci à Bangkok de m’avoir redonné l’envie des grandes capitales. Merci à Lyon de m’avoir soutenu, formé, couvé même. D’avoir supporté mes dérives alcooliques à 4 heures du matin. De m’avoir hébergé dans son 8° puis 7° puis enfin 2° arrondissement (ça c’est de l’ascension sociale!). Je reste stéphanois de naissance, lyonnais de cœur, saigonnais de sang. Mais maintenant, une autre dimension s’ouvre à moi… ça, c’est Paris!

Avenue des Champs-Elysées: j’achète!


Ce fut un week-end bref mais instructif. Je me rendais à Paris pour un séminaire des Jeunes Européens Fédéralistes, séminaire qui fut extrêmement instructif et très bien organisé, mais qui ne sera pas l’objet principal de mon post.
J’allais à Paris pour diverses raisons supplémentaires. Premièrement, pour « découvrir » à nouveau cette ville qui est potentiellement mon futur terrain de jeu (et de chasse ^^). Ensuite, pour rendre visite à des amies qui me sont chères: Marion, oui oui, celle du blog, qui m’a adorablement logé à l’aide d’un BZ moelleux, de pains aux laits, de thé au fruits rouges et de Freebox -tout pour me rappeler mon appartement lyonnais- tout en éveillant mon sens de l’humour zéro degré en pleine rame de métro (- Marion, on prend le 6.. Nation! – Tu veux dire le tournoi? – …); Pénélope, the Pénélope, Péné, bref, cette jeune fille parfaite et dynamique qui vivait avec moi au Viêt Nam et que j’ai retrouvée intacte et rayonnante dans la grisaille parisienne (- Franck tu es allé chez Fouquet’s? Mais c’est naze, démodé, nul, tu t’es senti comment? C’est à chier non? – Clair – Ah tu vois! T’es con quand même!) ; Laure, amie du Viêt Nam également, que je n’ai pas vraiment eu le temps de voir mais qui aura une soirée rien que pour elle à mon retour.
Je suis littéralement tombé amoureux de Paris. Son métro immense et complexe, ses rues pleines de japonais (pas de chinois, je suis arrivé trop tard), ses cafés hors de prix, ses monuments magnifiques, ses rencontres hasardeuses (tiens, Michel Drucker! tiens, Fabrice Lucchini! tiens, Luis Fernandez!, tiens! mon frère!), Montmartre, Beaubourg, l’avenue de la Bourdonnais… Tout m’a vraiment enchanté. Même le quai de la gare Saint-Lazare m’a paru être un véritable délice.
Comme tout fondant au chocolat, toute tarte au pomme, toute boule de glace coco, le dessert a été consommé trop vite, et je suis de retour -à l’étroit- à Lyon. Les quatre lignes de métros me font doucement rigoler. En fait, Lyon c’est un peu comme les petites voitures qu’on avait quand on était petit: on les adore, mais on rêve de s’acheter la grande, la vraie. Et bien je rêve aujourd’hui de me payer Paris.

Un Mars et ça repart…

Avouons-le, le mois de Mars a été difficile pour ce pauvre petit blog. Victime d’abord d’une saturation de la bande passante, il ne va pas tarder à déménager sur un serveur flambant neuf. Bon, l’ancien prestataire et le nouveau semblent en conflit sur la gestion du nom de domaine, mais tout sera réglé dans 5 semaines.
Et puis comme si ce n’était pas suffisant, je l’ai délaissé! Entre la campagne MoDem, mon séminaire à Bardonecchia en Italie et mes cours…

Mais c’est bon, on repart sur de bonnes bases!

Et voici un court résumé du mois!

– Quentin Thevenon a été élu président des Jeunes Démocrates du Rhône, et le bureau est formé. Je suis chargé du pôle communication avec Xavier Thivolle.
– Benoît Courtin et moi-même sommes allés à Bardonecchia pendant 5 jours, où nous avons été rejoins par Lauriane et Olivier des JEF Universités de Paris. Un séjour sympa, très intéressant!
– On remet ça le weekend prochain à Paris pour un séminaire de la JEF France. Cela me donnera l’occasion de rendre visite à Marion (qui m’hébergera youhouuu), Pénélope, Julien peut-être. Pas Sofyène en revanche, qui a trouvé le moyen de partir en Bretagne pile à ce moment-là… Boulet.
– IEP? Rien à signaler sinon que je suis entouré de mémoires aux longues dents qui veulent m’égorger.
– Gala! J’ai participé au Gala de Sciences Po Lyon donc, aux Terrasses du Parc. Salle magnifique, tout le monde était fort classe. Bonne soirée dans l’ensemble, même si il manquait beaucoup de trash à mon goût. Charlie était en transexuel afin de choquer l’ensemble, ce qui n’a réussi de partiellement. Fillot ne tient toujours pas l’alcool. Charlie et Lauriane ont tenté des choses bizarres en extérieur. Ah si, pour finir, Villeurbanne Perrache à pied sous la pluie, on ne m’y reprendra jamais plus.

Bon je m’arrête ici. Je reprends un rythme plus soutenu de post, promis 🙂