Emménagement

Je suis désolé. Vraiment. Ce blog est resté bien silencieux ces derniers temps. Mais j’ai une excuse béton! Je n’avais pas internet, car…. j’ai enfin emménagé! J’habite une cage à lapin un studio aux Batignolles. Un sympatique 15m2, bien amménagé, pas tout neuf mais suffisant pour passer ma dernière année de master. Je suis globalement à 1h20 du campus de Champs-sur-Marne, et je pense être à 40 minutes du siège de TBWACorporate à Boulogne, où je vais travailler trois jours par semaine.

L’avantage des petits espaces, c’est que tout à portée de main. Je peux donc faire cuire mon riz en surfant sur le web, alors que la main gauche tire la chasse d’eau. Mon écran d’ordinateur couvre d’ailleurs les trois-quart de mon mur. Evidemment, j’exagère. Je suis totalement fan de ma mezzanine (une vraie, pas un de ces meubles branlants), qui accueille mon lit (deux places…) et ma bibliothèque (pour donner l’impression d’être intelligent). Je suis sous les toits, ma fenêtre donne sur la cour, le quartier est fantastique, très commerçant.

J’ai déjà fait la connaissance de quelques commerçants d’ailleurs. Les deux vietnamiens qui tiennent la brasserie/tabac du bas, et les trois jeunes qui tiennent le 8à8 en face. Et bien, je ne pensais pas le dire un jour, mais c’est un fait: les vietnamiens ne sont pas tous sympas. Ceux-là sont particulièrement cons. Ils ont refusé de recevoir ma freebox (livrée dans les heures de bureau par UPS, sympa…), sans raison. B.S.
Alors que les jeunes du 8à8 m’ont spontanément dit oui. Evidemment! Donne-leur notre adresse, c’est cool. Résultat: j’achète mes cigarettes deux rues plus loin et je fais mes courses au 8à8 (mais je pense parfois être infidèle parce que bon, mon budget fait les yeux doux au Franprix…).

Pour ceux qui se posent la question, je n’ai pas vraiment divorcé avec Marion, je passe régulièrement chez elle pour dire bonjour à Pénélope, notre enfant. Il s’agit simplement d’une séparation en commun accord, chacun son gel douche, c’est tout!

Bon ce post n’était pas passionnant, je le concède, mais je vous promets de faire mieux maintenant que j’ai retrouvé ma liberté virtuelle!

Picasso et les maitres, l’exposition au Grand Palais

Il y a deux semaines, je suis allé voir avec une amie la fameuse exposition au Grand Palais, Picasso et les maîtres. Elle avait eu la présence d’esprit d’acheter les billets sur Internet.  J’étais étonné de l’heure de passage indiquée sur les billets. J’ai compris en arrivant. Une queue monumentale se dressait devant nous (pas de jeu de mot, merci). Le bout de la queue correspondait à environ deux à trois heures d’attente. Heureusement, nos billets pré-imprimés nous ont permis, malgré un retard conséquent, à accrocher le wagon de tête, et nous n’avons attendu qu’une demi-heure avant de pénétrer dans le Grand Palais.
Que dire sur l’exposition? Je pense que pour être honnête, je dois séparer ma critique en deux.

Sur le plan de l’organisation, c’est l’anarchie. Il est franchement impossible de profiter de l’exposition tranquillement. Beaucoup trop de monde s’entasse dans les salles, il y a beaucoup trop de bruit (et je ne parle pas des enfants en bas âge, ou encore des mamies bourgeoises qui commentent à voix haute le tableau). S’ajoutent à ce brouhaha les audiophones distribués pour la modique somme de 5€ et qui délivrent à haut volume des commentaires parfois un peu inutiles sur certains tableaux. Je suis totalement contre ce système. Déjà, tous les tableaux ne bénéficient pas de commentaires. J’aurais préféré voir les commentaires écrits au mur, cela m’aurait semblé bien plus pertinent. Et cela aurait été plus agréable que d’entendre un écho de commentaire autour des tableaux.

Ensuite, certaines dispositions étaient vraiment hasardeuses. Évidemment, l’esprit était à la comparaison entre les œuvres de Picasso et celles des maîtres (Rembrandt, Manet, Poussin, El Greco, etc). Mais certaines suites de tableaux sont coupées par des toiles sans rapport, juste pour séparer la suite en deux, et je pense qu’il existe un autre moyen de créer le contraste. Cette disposition perd le visiteur peu connaisseur.
De même, lorsque nous sommes en présence d’une toile très brillante, la moindre des choses est de vérifier l’éclairage. Une des toiles de Picasso n’est visible qu’à trois mètres de distance, à cause d’un spot mal placé. Il aurait suffit de l’inverser avec celle en dessous (bien plus matte) pour améliorer la visibilité.

Je suis donc sorti un peu frustré, mais surtout épuisé par cette visite. Je pense qu’il sera plus agréable de la voir en décembre.

En tout cas, sur le plan purement artistique, j’ai été comblé. Redécouvrir Picasso dans cette perspective est tout simplement génial. Je recommande vraiment cette exposition, très complète, ce qui est remarquable. Et mon cœur s’est emballé devant les toiles de mes peintres favoris (à savoir Rambrandt et Poussin).

En conclusion, je vous conseille vivement cette exposition, qui est un événement à ne manquer sous aucun prétexte, mais je ne peux que vous inviter à attendre que l’attraction retombe un peu, pour ne pas subir l’infâme mélange de bruit, de sueur et de coups de coude mal placés.

Habiter Paris: l’enfer des appartements

Ce n’est un secret pour personne, je squatte actuellement chez l’adorable Marion. Et ce depuis un bon moment. Elle est mon pied-à-terre parisien depuis quelques mois et à plein temps depuis septembre.

Vive avec elle est une aventure de chaque instant. Ouvrir la porte d’entrée est en soit comme ouvrir une pochette surprise: la chatte a-t-elle ravagé l’appartement aujourd’hui? Y a-t-il des morceaux de mouchoirs déchirés de partout? La poubelle est-elle intacte? Cet adorable chaton est encore turbulent, mais nous nous efforçons de faire son éducation du mieux possible. Marion a une méthode douce et patiente. Moi, je fonce dans le tas tel un rugbyman du stade français. N’empêche que dormir avec un ronron dans le cou, c’est fort agréable ^^

Si la vieille colocation du cours Verdun à Lyon était un véritable hall de gare, on peut dire que cet appartement est une cité-dortoir. On est la plupart du temps par monts et par vaux, et nous rentrons très joyeux en fin de soirée pour dormir d’un sommeil peu réparateur.

J’ai étalé mes affaires sur une ligne de 2 mètres, avec mon indispensable installation informatique very very Apple. L’aménagement (imaginez-moi avec 2 gros sacs et un écran d’ordinateur dans un ascenseur d’un mètre carré) m’a d’ailleurs donné l’occasion de m’accrocher légèrement avec la concierge, qui est très étonnamment portugaise, et qui insistait pour me dire que Marion avait déjà emménager. Et alors? De quoi je me mêle? Passe le balai, prends tes étrennes, et dégage. Non mais. Oui, depuis quelques années j’ai une haine viscérale des concierges. Bref, ce n’est pas le sujet.

Non le sujet, c’est habiter Paris. La recherche d’appartement est un parcours du combattant. Non, pire. C’est comme traverser un champ pied nu au Mozambique, ou visiter Le Caire en bikini (pour les filles évidemment). Tout est cher, mais ça on le sait. La cage à lapin est estimée entre 550 et 700€, mais pour 550€ la douche et les WC sont au palier évidemment. Je galère donc pour trouver un lieu sympa, pas loin du RER A, et qui me laisse un budget bouffe supérieur à 3€ par mois.

Et on passe du sourire au larmes facilement. Une visite? Chouette! Sauf quand le proprio appelle une heure avant le rendez-vous pour dire qu’il l’a loué il y a cinq minutes (quand il appelle…). Il faut être chômeur pour chercher comme il faut, car il s’agit d’un combat numérique permanent. Rafraichir des pages internet, noter des numéros, se ruer sur son téléphone. Abandonner toutes les annonces qui ne sont pas du jour (elles sont toutes louées). Prendre l’air sérieux, calme et bourgeois au téléphone. Et recommencer. Croiser les doigts pour que salaire suffise au Dieu propriétaire très exigeant.

Où en suis-je me direz-vous? En bien je vais vous le dire chers lecteurs, j’en suis nulle part, et ça commence à me courir sur le haricot/me brouter sérieusement/à me faire sortir de mes gonds/à me faire craquer psychologiquement (ne rayer aucune mention inutile). Je cherche patiemment, en espérant tomber sur la perle rare (juste un petit studio de rien du tout, pas trop cher, bien placé pour aller au travail, propre et éventuellement meublé).

En attendant, je continue à donner des coups de pieds à Marion la nuit et à vider son flacon de gel douche effet gommage de chez Bourjois (mmh il sent bon ^^).

Bon je file fumer une clope en regardant les Invalides depuis la fenêtre. On est si bien à Paris…