Les Naive New Beaters à la Boule Noire, Paris

Bon ça fait un moment que je n’ai pas réellement écrit quelque chose ici, et je me suis fait tirer les oreilles par Thomas et Marion. Et le pire, c’est que j’ai plein de choses à dire.
On commence aujourd’hui avec un petit compte-rendu d’un événement que j’attendais avec impatience, le concert des NNBS à Paris. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, ça veut dire que vous ne lisez pas le blog comme il faut, et la séance de rattrapage, c’est ici.

Jeudi 2 octobre 2008, Paris.
Bon, au début j’avais acheté deux places de concert, afin d’être accompagné (normal quoi…), a priori par Marion, mais qui pour raisons professionnelles a décliné. Alors j’ai appelé Pierrot, mais ça n’a pas marché non plus. Ensuite TheFreeBoxer s’est proposé, mais a ensuite abandonné devant la fatigue. J’ai fait tourner les réseaux, mais en vain, tout le monde avait l’air d’être super occupé ce jeudi soir… Hésitant à 20 minutes du début du concert, Nico était mon dernier espoir. Il abandonna si près du but…

Bon vous l’avez compris, je me suis retrouvé tout seul comme un con, avec mon ballon bleu NNBS gonflé à l’hélium, au milieu de la Boule Noire. Enfin tout seul non, plein de gens (accompagnés de leurs amis, eux) étaient là.

Et bien vous savez quoi? Vous avez loupé quelque chose d’extraordinaire. La première partie était assurée par le jeune groupe The Yolks. Malgré quelques maladresses, ils ont plutôt bien réussi à chauffer la salle. Et puis ce fut (enfin) le tour des NNBS. Histoire de narguer les plus pressés, une bonne intro de 5 minutes fut jouée à l’accordéon sur les accords de Live Good, le titre phare. Et puis ce fut l’enchainement de bon son, avec Eurobelix à la rythmique, BB King à la guitare et David Boring au chant et à la bonne blague franglaise.
J’en profite pour hurler mon mécontentement à propos des photographes en concert. Non, vous n’êtes pas obligé d’être au premier rang avec vos sacs de 12 mètres de large et vos mouvements de bras incontrôlés pour trouver l’angle parfait. Non vous n’êtes pas obligés de nous bousculer pour changer de profil toutes les 3 minutes. Non, vous êtes juste chiants. Voilà, ça, c’est fait.
Un rappel sympathique (et rallongé d’une chanson) plus tard, je me suis retrouvé place Pigalle, à suivre les ballons jaunes et bleus dans la rue, la tête bercée par mes titres favoris (à savoir Bang Bang, Wow Now, I Can’t Chose, Live Good, et surtout Janeiro).
On n’oublie pas que je suis toujours tout seul hein, et avec un ballon accroché au poignet (que j’avais secrètement envie d’afficher chez Marion ^^). Ceci explique mes pas rapides pour rejoindre un groupe d’autres allumés aux ballons, histoire de ne pas avoir l’air con dans le métro. Ce fut le cas jusqu’à Strasbourg-Saint-Denis, car personne n’a voulu prendre la 8 direction Balard avec moi, j’ai donc subit les regards moqueurs des autres voyageurs, mais je n’en avais rien à faire, j’étais en plein « replay ».

En conclusion, ce concert était mythique. J’attends la sortie de l’album avec impatience, et j’annonce d’ors et déjà qu’ils repassent à Paris le 22 janvier à la Maroquinerie, la semaine de mon anniversaire, et donc je prévois de faire un max de pub pour que vous mes chers amis, ou toi, cher inconnu, soyez de la partie. Ils méritent une plus grande aura, croyez-moi!

Leurs dates de concert hors-Paris, des titres en écoute et plus d’infos sur leur myspace ici!

Bang Bang!

A la découverte de Zhang Yuan, jeune et talentueux photographe chinois

N’oublions pas que ce blog existe aussi pour que je vous fasse partager mes trouvailles et coups de cœur du moment. Aujourd’hui, place à un jeune et talentueux photographe chinois, Zhang Yuan. Né il y a 23 ans à Tianjin en République Populaire de Chine, il est venu en France pour poursuivre ses études de photographe à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Installé au Perreux-sur-Marne, c’est un des nouveaux talents à suivre.

Zhang, qu’est-ce qui t’inspire le plus?

« La lumière! Parce que c’est avec de la lumière que l’on peut recevoir des images dans nos yeux, et surtout chacun a sa version de voir les choses, de les enregistrer et puis de les exprimer. »

Cela fait d’ailleurs partie de ton projet « L.O.V.E. »…

« Oui! Avec L, Lumière, on repère des images avec nos yeux. O, objet, en composant des objets dans l’espace, on construit une belle perspective. Ensuite on commence à apprécier le V, visuel. Il est comme le café, il faut du temps pour l’aimer, on y va par étapes. Finalement, on est E, Ému. A travers la photographie, je voudrais transmettre mon travail tel une infection, pour que les spectateurs puissent voir mes pensées et ressentir mes envies. »

Quel photographe t’inspire le plus?

« David LaChapelle. »

Quel est ton matériel favori?

« Je possède un Canon 400D et un objectif macro. »

Je sais que tu as déjà eu ta propre expo! Raconte-nous!

« Oui, c’était dans un bar qui s’appelle La Maizon, rue Oberkampf dans le 11°, le nom de l’expo était « April’s Vulture », elle s’est déroulée du 19 février au 17 mars 2008. Cela s’est vraiment bien passé, il y avait beaucoup de monde. J’espère en refaire une prochainement! »

Et j’y serai pour en faire un compte-rendu!

Je vous propose en attendant une mini sélection de l’œuvre de Zhang Yuan. Il est strictement interdit de télécharger les œuvres, qui sont la propriété de l’artiste.

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And the winner is…

ME!!!!!!!!!! The winner is me! Je viens de recevoir un mail d’une université proche de Paris me confirmant mon accession à leur Master 2 en alternance!

Ce qui veut dire que je suis officiellement Parisien à la rentrée! A moi maintenant de trouver une agence pour me prendre en alternance. J’attends la réponse d’une première agence fort sympathique du côté de Bastille.

A moi les soirées Happy Hour entre potes à Bastille!

A moi les afterworks sympa!

A moi les soirées de cuites à errer dans le métro!

A moi les samedi au Parc Monceau!

A moi les dimanches au Halles!

A moi les lundi au soleil! (désolé, je voulais la faire…)

A moi les apparts minuscules et la vie chère!

A moi la circulation impossible et la pollution!

A moi la plus belle ville du monde!

A moi Paris!

Donc je voulais remercier du coup les villes précédentes hein. Donc bon, merci à Saint-Etienne, dommage tu as tenté de t’améliorer ces derniers temps. Mais bon, il ne fallait pas trop se faire d’illusions. Merci aussi à Saigon, toi on se reverra j’en suis sûr. Merci à Bangkok de m’avoir redonné l’envie des grandes capitales. Merci à Lyon de m’avoir soutenu, formé, couvé même. D’avoir supporté mes dérives alcooliques à 4 heures du matin. De m’avoir hébergé dans son 8° puis 7° puis enfin 2° arrondissement (ça c’est de l’ascension sociale!). Je reste stéphanois de naissance, lyonnais de cœur, saigonnais de sang. Mais maintenant, une autre dimension s’ouvre à moi… ça, c’est Paris!

Faites de la musique!

Passer la fête de la musique avec Marion promettait d’être épique, et ce le fût! Après s’être salement entâmés au vin blanc devant How I Met Your Mother (j’aimerais tellement être un Barney…), nous nous rendîmes à Opéra (où j’ai quand même croisé mon chat noir!) afin de continuer judicieusement à la tequila, en compagnie de Loulabyy. Après avoir échangé les derniers potins parisiens, nous partîmes à la recherche de notes de musiques accordées, et après un premier échec à… (trou noir! je ne me souviens plus de la station! Marion aide-moi!), nous nous rendîmes finalement aux Halles (non ce n’est pas cliché. Ce n’est même pas moi qui ai décidé, na!). Après avoir craqué pour un demi de bière fatal, je retrouvais des anciens collègues de mon école lyonnaise qui se trouvaient à quelques mètres de nous. On papote, on boit et… pfiou la fatigue commence à se faire sentir, la musique s’arrête… Et hop direction le métro. Marion me glisse à l’oreille « Ahhh ils sont cools de mettre des métros toute la nuit ce soir! ça devrait être tous les soirs! ».

Destin? Fatalité? Arrivés à La Madeleine… la ligne 8 n’était plus en service. Les métros de nuit, c’était partiel. Cela pourrait faire une belle VDM. Marion me propose de découper en lamelles le premier agent RATP à portée de main. Ce dernier nous indique pour sa survie un détour phénoménal nous ramenant à peu près dans notre coin. Détour assez long, puisque je me suis endormis salement après une station. Marion aussi. Mais Marion est entrainée, Marion est une gourou. Marion sait. Et arrivés à notre station, Marion se réveille pour pouvoir nous extraire du wagon. Brassé par le voyage, mon retour à l’appartement fût chaotique et je préfère arrêter ici la description, pour garder encore un peu de dignité. En tout cas, les nouilles chinoises d’après-soirée sont excellentes.

Alors… je dois bien admettre que cette soirée a réellement été un prétexte pour passer du temps à boire avec des amis, parce que personne d’entre nous n’a écouté la musique. Je crois que l’on a à peine dansé. Mais le lendemain matin, les discussions du brunch étaient pleines de rires. C’est ça qui compte non?

Avenue des Champs-Elysées: j’achète!


Ce fut un week-end bref mais instructif. Je me rendais à Paris pour un séminaire des Jeunes Européens Fédéralistes, séminaire qui fut extrêmement instructif et très bien organisé, mais qui ne sera pas l’objet principal de mon post.
J’allais à Paris pour diverses raisons supplémentaires. Premièrement, pour « découvrir » à nouveau cette ville qui est potentiellement mon futur terrain de jeu (et de chasse ^^). Ensuite, pour rendre visite à des amies qui me sont chères: Marion, oui oui, celle du blog, qui m’a adorablement logé à l’aide d’un BZ moelleux, de pains aux laits, de thé au fruits rouges et de Freebox -tout pour me rappeler mon appartement lyonnais- tout en éveillant mon sens de l’humour zéro degré en pleine rame de métro (- Marion, on prend le 6.. Nation! – Tu veux dire le tournoi? – …); Pénélope, the Pénélope, Péné, bref, cette jeune fille parfaite et dynamique qui vivait avec moi au Viêt Nam et que j’ai retrouvée intacte et rayonnante dans la grisaille parisienne (- Franck tu es allé chez Fouquet’s? Mais c’est naze, démodé, nul, tu t’es senti comment? C’est à chier non? – Clair – Ah tu vois! T’es con quand même!) ; Laure, amie du Viêt Nam également, que je n’ai pas vraiment eu le temps de voir mais qui aura une soirée rien que pour elle à mon retour.
Je suis littéralement tombé amoureux de Paris. Son métro immense et complexe, ses rues pleines de japonais (pas de chinois, je suis arrivé trop tard), ses cafés hors de prix, ses monuments magnifiques, ses rencontres hasardeuses (tiens, Michel Drucker! tiens, Fabrice Lucchini! tiens, Luis Fernandez!, tiens! mon frère!), Montmartre, Beaubourg, l’avenue de la Bourdonnais… Tout m’a vraiment enchanté. Même le quai de la gare Saint-Lazare m’a paru être un véritable délice.
Comme tout fondant au chocolat, toute tarte au pomme, toute boule de glace coco, le dessert a été consommé trop vite, et je suis de retour -à l’étroit- à Lyon. Les quatre lignes de métros me font doucement rigoler. En fait, Lyon c’est un peu comme les petites voitures qu’on avait quand on était petit: on les adore, mais on rêve de s’acheter la grande, la vraie. Et bien je rêve aujourd’hui de me payer Paris.