Printemps amer

Comme une nausée amère
Alors que ma gorge se ressert
Comme un regard qui se perd
Comme gémir dans un désert.

Cette peau que je veux arrachée
Mon corps froid et souillé
Mon coeur las et sali
Mes humeurs noires et meurtries.

Des pas sur le parquet verni
Le froissement de manteaux feutrés
De draps de coton froissés
Le dégoût, après l’envie.

La fin d’un espoir bancal
D’une relation voulue normale
Le printemps devenu létal
Des larmes tant j’ai mal.

Une fragrance suave et légère
Contraste mon atmosphère
Au creux de mon ventre le poids
N’avoir rien dit, penser tout bas.

Demain bientôt sera là
Voir grandir ce malaise épais
Nourrir sans fin ma plaie
Créer un sourire là où il n’y en pas.

Unimaru

Poème: Astre Eloigné

Ce poème inaugure la publication sur ce blog de tous mes poèmes, à raison d’un par semaine. Celui-ci a été écrit en novembre 2006 à Saigon, depuis le patio de la maison d’Irfan. Je tenais à vous le faire lire car en ce moment, j’ai comme une remontée à la surface de moments précis de mon année au Vietnam. Des madeleines de Proust, avec odeurs, sensations, sons, etc… Et je me revois parfaitement chez Irfan. Je revois les meubles, la luminosité. Les odeurs des pièces. Le goût des fruits frais. Le goût de l’eau fraiche en bombonne. Le bruit du vent dans les carillons de bois. Le craquement de la cigarette qui se consume… Que de souvenirs délicieux…Et dire que le voeux que je formule dans ce poème s’est réalisé… Continuer la lecture de Poème: Astre Eloigné